Tout le monde ne parle que de ça. Dans la presse, à la télévision, sur la toile, dans les dîners entre copains et dans les couloirs des entreprises, chacun s'indigne, voir s'interroge sur l'état mental du président-soleil. Sarko serait-il schizo ou a-t-il été contaminé par une sorte de virus "Ancien Régime" plus virulent que la grippe A ?
Parce que déblayer le terrain pour introniser son fils de 23 ans, bac+1 et deux ans d'expérience politique à la tête d'un établissement public qui gère l'aménagement de la Défense et brasse des centaines de millions d'euros, c'est un style de présidence très monarchique...
Et professer au même moment, devant un parterre de lycéens (c'était le 13 octobre), que désormais en France, ce qui compte pour réussir, "ce n'est plus d'être bien né (...) c'est travailler dur et avoir fait la preuve par son travail et ses études de sa valeur", c'est un mépris d'un autre temps, voire de la schizophrénie. "Libération" en a fait sa une : elle va rester dans les annales de la presse.
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, nous dit le roi Sarko en substance. Sauf que cette méthode ne passe même pas auprès d'un enfant de dix ans...
Jusqu'à hier soir, avant l'annonce du retrait de la candidature du prince Jean à la tête de l'EPAD, je m'interrogeais : Y-a-t-il quelqu'un au gouvernement ou à l'UMP pour remettre le président sur les rails de la république ?
Manifestement oui, puisque ça y est, les Sarkozy reculent et que le prince Jean ne sera qu'administrateur de l'EPAD. Il a été adoubé ce matin même. Et vous savez comme moi que pour un jeune de 23 ans qui a un bac+1 et aussi peu d'expérience en politique, un boulot d'administrateur d'établissement, c'est déjà une sacrée promotion ! Qui ne connaît pas autour de soi un bac + 5 ou plus qui a plusieurs longs stages à son actif et ne trouve pas de boulot ?
Sous l'Ancien régime, il y avait la noblesse et la roture. Sous la présidence de Sarkozy, il y a ceux qui font croire que pour gagner plus il faut travailler plus, et ceux qui sont priés de le croire.
En bonus, pour ceux qui ne l'ont pas vu et ceux qui souhaitent le revoir, voici le déjà fameux sketch de Stéphane Guillon, où l'humoriste, très inspiré, a imaginé l'ambiance à la cour du roi Sarko.
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