" Sachez vous éloigner, car quand vous reviendrez à votre travail,
votre jugement sera plus sûr".
Une recommandation inattendue de Léonard de Vinci,
un artiste qui avait les pieds sur terre.
" Sachez vous éloigner, car quand vous reviendrez à votre travail,
votre jugement sera plus sûr".
Une recommandation inattendue de Léonard de Vinci,
un artiste qui avait les pieds sur terre.
Rédigé à 01:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le fabuleux destin de Marcel Bleustein-Blanchet (1906-1996), fondateur de Publicis et inventeur de fameux slogans comme "Dubo, Dubon, Dubonnet" ou "du pain, du vin, du Boursin", était l'un des sujets de mon boulot hier. En surfant sur le net à la recherche d'info, je suis tombée sur un extrait d'interview du pionnier de la pub qui m'a touchée.
« Je ne cesse de m’émerveiller, comme si j’étais le spectateur de ma propre vie, de tout ce qui m’est arrivé d’extraordinaire. C’est cette faculté d’émerveillement que je voudrais communiquer. La jeunesse m’a toujours fasciné. J’ai savouré la mienne comme une liqueur violente. J’ai encouragé celle des autres tout au long de ma carrière. Aujourd’hui encore, il me semble que je suis lié aux jeunes par une étrange complicité, que je les comprends et qu’ils me comprennent, par dessus l’abîme des années. C’est à eux que je dédie ma vie. »
Notre société actuelle, frappée par le jeunisme, ne s'est pourtant jamais autant méfiée des jeunes, suspects de toutes les violences possibles, baladés de stages en stages plus ou moins formateurs sans que l'Etat ne mette un terme aux abus et ne songe à leur offrir de perspectives d'avenir. Pourquoi ? Le sujet est vaste et mon temps devant mon PC limité. Mes paupières se font lourdes et je crains que ma plume ne le devienne.
Je me dis simplement qu'à la place de faire carrière et de gagner du pognon, un des objectifs dans la vie trépidante des femmes et hommes modernes que nous sommes devrait être celui joliment formulé par Marcel Bleustein-Blanchet : garder la faculté d'émerveillement d'un enfant, savourer sa jeunesse comme une liqueur violente et encourager la jeunesse des autres.
Pour en savoir plus sur ce sacré bonhomme, père d'Elisabeth Badinter, la chaîne Planète diffuse son portrait prochainement : LE MONSIEUR DE LA PUB : MARCEL BLEUSTEIN-BLANCHET, mercredi 16 décembre à 22h20.
Rédigé à 15:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ca ne m'était pas arrivé depuis presque dix ans, je suis allée au restau dans le 16e arrondissement de Paris samedi dernier. Le samedi soir dans le 16e, ce n'est pas mon truc à priori. Mais bon, pour se parler tranquillement en tête à tête devant de bonnes tapas et une bonne bouteille de Rioja, servies par un patron sympa, c'était parfait. L'endroit s'appelle Casa Tina, c'est rue Lauriston, et c'est bon. Il n'y a pas que moi qui le dit, le Pudlo aussi, mais vous pouvez me faire confiance... Les tapas, ça me connaît, Emmapile a vécu à Madrid dans une autre vie...
J'ai lu dans je ne sais quel magazine féminin bien décalé de la réalité qu'il fallait se réserver une soirée par semaine pour préserver son couple. J'ai pris note. J'attends toujours le tuyau pour pouvoir effectuer cette escapade romantique tous les 7 jours à un prix raisonnable. A quand les formules " soirée restau + baby-sitter" pour parents fauchés de très jeunes enfants qui ont envie de cultiver leur intimité ?
Loin de moi de pleurer sur mon sort. Beau-papa et belle-maman veillaient sur nos bambins ce samedi soir. Les grands-parents, c'est quand même la meilleure formule, mais on peut moins tartiner sur le sujet dans les magazines de nanas.
Du coup, après le restau, pas stressés par les douze coups de minuits, nos 80 chevaux nous ont ramenés dans le nord de Paris, autant dire un autre monde, pour poursuivre cette soirée de liberté... dans une fête libre ! Oui, une free party quoi ! Une "teuf" de "djeuns" dans une gare désaffectée de la petite ceinture où des spécimens dans la vingtaine bougent collés serrés sur un rythme binaire échappé des platines d'un dj, allemand ce soir-là. Mot de passe : le mur est tombé. Les free party, ça me connaît aussi, c'était dans une autre vie d'Emmapile...
Quand on approche de la quarantaine comme moi, il y a deux façons de voir les choses, : celle du verre vide et celle du verre plein. Soit ça file un coup de vieux de regarder cette jeunesse insouciante à la peau lisse... soit ça fait l'effet d'une cure de jouvence. Moins dangereux et moins cher que le botox, je vous recommande donc la free party et ses vertus revigorantes. En plus, avec la lumière tamisée, l'effet bonne mine est assuré. Mais c'est pas Elle, Marie-Claire et consorts qui vous en parleraient...
Rédigé à 11:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Je ne pourrai jamais répondre à ces deux questions : quel est ton chanteur préféré ? Quels sont les cinq, dix chansons que tu préfères de l'année, de la décennie passée, et que tu emporterais sur une île déserte ? Ne comptez pas sur moi. Zappeuse je suis, et au gré de mon humeur, je me sens hip-hop ou très rock, voire métal, ou encore dance façon Rihanna. Bon, Rihanna, un tout petit peu quand même...
Cela dit, "don't stop the music", le tube de la jeune star du R'n'B, ça me correspondrait assez bien comme leitmotiv de la vie quotidienne... Car ma drogue à moi, c'est la musique, et si quelqu'un s'avise de me couper le son, gare au chat sauvage qui sommeille en Emmapile.
Ce soir, j'ai simplement envie de vous faire partager mon penchant très fort pour l'électro classe de Miss Kittin and The Hacker. Un duo "frenchie" aussi bien sur album qu'en live, qui m'a ragaillardie en cette journée finissante.
Alors, voici sans plus attendre le clip façon années 1980 de " 1000 dreams", un titre extrait de leur deuxième album sobrement dénommé "Two" :
Rédigé à 19:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il y a quelques années, j'avais adoré leur spectacle féérique et aquatique, Plic Ploc, un petit bijou. Il y a quelques soirées, j'ai donc voulu renouveler l'expérience : me laisser porter par la magie circassienne de la dernière (et neuvième) création de la troupe franc-comtoise.
A une amie qui voulait m'inviter à un spectacle pour mon anniversaire (chouette !), j'avais suggéré de nous rendre à la toute dernière création du Cirque Plume, L'Atelier du Peintre. Nous avons passé un moment réjouissant.
Si L'Atelier du Peintre n'est pas aussi réussi que Plic Ploc, où le directeur artistique Bernard Kudlak, en état de grâce, avait placé la barre très haut, c'est un très bon cru.
On y retrouve la poésie (la danseuse aux pétales rouges), les gags hilarants (une partie de paint-ball sur toile) et les numéros de cirque pur et dur (acrobaties, roue allemande, main à main ou encore jonglage) qui sont la marque de fabrique de la compagnie... depuis 25 ans. Et oui, 25 ans déjà et toujours la même fraîcheur !
Derrière moi étaient assis dans le public une petite fille à croquer, six ans maximum, qui poussait des "waouh" enthousiastes comme on en pousse à cet âge-là. Il y avait aussi un "monsieur" d'une quarantaine d'années qui riait à gorge déployée, comme un enfant. Quant à moi, je ressortais du chapiteau de la Villette avec un sourire collé sur la figure, légère comme une plume...
Rédigé à 06:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
Je vous avais dit qu'elle le méritait ce Goncourt Marie NDiaye. Vous me direz que c'était prévisible, chers bloggeurs-lecteurs de romans que vous êtes. Sans doute.
Il n'empêche que ça se fête aussi avec une bouteille du meilleur web-millésime. Car ça n'arrive pas chaque année, loin de là, que le prestigieux prix soit attribué à un roman qui n'est pas mou de la plume ! Bravo Marie Ndiaye !
Rédigé à 18:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
Saviez-vous que l'ancêtre d'Internet, Arpanet, a vu le jour il y a quarante ans à quelques jours près. Le 29 octobre, Leonard Kleinrock, professeur à l'université de Californie, et son équipe réussissent à transmettre « LO », le premier message jamais envoyé d'un ordinateur à un autre ordinateur.
L'ouverture d'une bouteille de champagne virtuel du meilleur web-millésime s'impose donc. Santé à Internet et à vous tous, fidèles lecteurs !
Rédigé à 18:46 | Lien permanent | Commentaires (2)
Tout le monde ne parle que de ça. Dans la presse, à la télévision, sur la toile, dans les dîners entre copains et dans les couloirs des entreprises, chacun s'indigne, voir s'interroge sur l'état mental du président-soleil. Sarko serait-il schizo ou a-t-il été contaminé par une sorte de virus "Ancien Régime" plus virulent que la grippe A ?
Parce que déblayer le terrain pour introniser son fils de 23 ans, bac+1 et deux ans d'expérience politique à la tête d'un établissement public qui gère l'aménagement de la Défense et brasse des centaines de millions d'euros, c'est un style de présidence très monarchique...
Et professer au même moment, devant un parterre de lycéens (c'était le 13 octobre), que désormais en France, ce qui compte pour réussir, "ce n'est plus d'être bien né (...) c'est travailler dur et avoir fait la preuve par son travail et ses études de sa valeur", c'est un mépris d'un autre temps, voire de la schizophrénie. "Libération" en a fait sa une : elle va rester dans les annales de la presse.
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, nous dit le roi Sarko en substance. Sauf que cette méthode ne passe même pas auprès d'un enfant de dix ans...
Jusqu'à hier soir, avant l'annonce du retrait de la candidature du prince Jean à la tête de l'EPAD, je m'interrogeais : Y-a-t-il quelqu'un au gouvernement ou à l'UMP pour remettre le président sur les rails de la république ?
Manifestement oui, puisque ça y est, les Sarkozy reculent et que le prince Jean ne sera qu'administrateur de l'EPAD. Il a été adoubé ce matin même. Et vous savez comme moi que pour un jeune de 23 ans qui a un bac+1 et aussi peu d'expérience en politique, un boulot d'administrateur d'établissement, c'est déjà une sacrée promotion ! Qui ne connaît pas autour de soi un bac + 5 ou plus qui a plusieurs longs stages à son actif et ne trouve pas de boulot ?
Sous l'Ancien régime, il y avait la noblesse et la roture. Sous la présidence de Sarkozy, il y a ceux qui font croire que pour gagner plus il faut travailler plus, et ceux qui sont priés de le croire.
En bonus, pour ceux qui ne l'ont pas vu et ceux qui souhaitent le revoir, voici le déjà fameux sketch de Stéphane Guillon, où l'humoriste, très inspiré, a imaginé l'ambiance à la cour du roi Sarko.
Rédigé à 15:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
Vous n'aurez pas de critique circonstanciée de Trois femmes puissantes.
Vous n'aurez pas de portrait de Marie Ndiaye à moins de cliquer ici.
Soit dit en passant, je vous conseille de l'écouter parler de son roman sur Mediapart, l'excellent site d'info d'Edwy Plénel.
Je veux tout simplement vous dire que cela faisait un bon moment qu'un écrivain français ne m'avait pas fait décoller au nirvana des lecteurs.
Parce que le style de Marie Ndiaye est brillant et qu'elle offre, à travers les destins de trois femmes fortes et courageuses face à l'adversité, un visage digne à l'humanité souffrante.
Je n'ai pas lu les autres livres événements de la rentrée littéraire mais j'ai déjà englouti suffisamment de bouquins estampillés prix Goncourt pour vous dire qu'elle le mérite, le Goncourt, cette année.
Je lui attribue d'ailleurs ici même dans ce post le Prix Emmapile du meilleur roman de l'année 2009.
Rédigé à 17:08 | Lien permanent | Commentaires (2)
Mes sorties au cinéma étant beaucoup plus espacées depuis que je suis maman, j'ai misé sur une valeur sûre la dernière fois que j'ai foulé le sol d'une salle obscure. Un Prophète, donc. Grand Prix du jury au festival de Cannes en mai 2009, critiques dithyrambiques, un film de Jacques Audiard : du sûr, je vous dis.
Je n'ai pas regretté mes 10 euros et mes deux heures et demie à me tortiller sur mon fauteuil dès que ça chauffait à l'écran... Mais il était temps que le film s'achève... De battre (la chamade), mon (petit) coeur (d'Emmapile) se serait arrêté...
L'histoire : Malik El Djebena, un délinquant orphelin et paumé de 19 ans prend six ans de cabane et atterrit à la centrale, parmi des grands criminels. Six ans au cours desquels il apprend à lire, à écrire, et, au contact d'un parrain de la mafia corse - Niels Arestrup, forcément génial, à suivre un cours intensif pour devenir un vrai caïd, riche et respecté. Six ans au cours desquels il apprend à sauver sa peau parmi des fauves en cages puis à en devenir un.
Mon coeur n'a pas battu la chamade pour Malik, qui a pourtant la jolie gueule de Tahar Rahim et dont je n'avais quand même pas envie qu'il ressorte trop amoché de la centrale. Je l'avais découvert dans la série noire - arrêtée trop tôt, dommage - LA COMMUNE sur CANAL +, où son talent crevait déjà l'écran. Ca n'avait pas échappé non plus à Jacques Audiard.
Mon coeur a souffert car, placée au premier rang pour cause d'arrivée tardive, j'ai eu l'impression de plonger dans l'enfer carcéral pendant 2 heures et demie. Et dans cet univers sale et étouffant, où la violence et l'injustice sont exacerbées, j'e me suis sentie au bord de la claustrophobie. Ai-je besoin de préciser que je suis bon public ?
Jacques Audiard dresse-t-il pour autant un portrait réaliste de la prison ? Non, si j'en crois ce que j'ai pu lire çà et là sur le web et notamment sur le blog de Catherine sur Bakchich.info, qui connaît bien le sujet et m'a remuée. Ce n'est pas le propos du réalisateur, qui a déjà le mérite d'imaginer une fiction dans un univers peu décrit au cinéma.
Ce film, il faut tout simplement le voir car c'est une tragédie grecque ou un roman de Balzac en images qui se déroule dans un cadre tout sauf classique. C'est l'histoire d'un jeune homme qui accède au pouvoir, grâce au savoir, à son intelligence et à une grande faculté d'adaptation, et se voit contraint de tuer le "père" pour survivre. Une histoire universelle, avec un héros dérangeant. Parce qu'avec l'horizon bouché que notre société offre aux jeunes des cités chaudes, j'espère que les caïds ne sont pas déjà les nouveaux héros...
Rédigé à 23:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
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